Horaires pour tondre sa pelouse : ce que dit la réglementation

Entre le besoin d’entretenir un gazon propre et le droit au calme du voisin, la tondeuse se retrouve souvent au centre des tensions. Les horaires pour tondre sa pelouse ne relèvent pas du simple bon sens, ils sont encadrés par une réglementation qui a encore évolué récemment, avec une nouvelle restriction entrée en vigueur dans ... Lire plus
Olivier Lemoine
découvrez les horaires légaux pour tondre votre pelouse en respectant la réglementation locale et éviter les nuisances sonores.

Entre le besoin d’entretenir un gazon propre et le droit au calme du voisin, la tondeuse se retrouve souvent au centre des tensions. Les horaires pour tondre sa pelouse ne relèvent pas du simple bon sens, ils sont encadrés par une réglementation qui a encore évolué récemment, avec une nouvelle restriction entrée en vigueur dans plusieurs départements depuis le 1er juin 2025. Entre la règle nationale, les arrêtés préfectoraux, les décisions de votre mairie et les contraintes de copropriété, le cadre devient vite difficile à lire pour un particulier qui veut simplement passer la tondeuse sans risquer d’amende. Pourtant, quelques repères simples permettent de s’y retrouver, de préserver la tranquillité du quartier et d’éviter les conflits de voisinage qui pourrissent l’ambiance.

La tonte de pelouse fait partie des principales sources de nuisances sonores en zone pavillonnaire, surtout pendant le week-end et le dimanche, quand chacun espère profiter du jardin ou d’une sieste. Les pouvoirs publics ont donc progressivement serré la vis, en limitant les créneaux autorisés et, plus récemment, en interdisant carrément l’usage des tondeuses motorisées en milieu de journée dans certains départements exposés aux fortes chaleurs. Le contexte climatique, la montée des préoccupations environnementales et la question de la santé au travail pour les jardiniers professionnels se mêlent désormais à la gestion du bruit. Se tenir informé devient indispensable, d’autant que les règles peuvent changer d’une commune à l’autre. Ce guide passe en revue les grands principes, les nouveaux interdits et les bons réflexes à adopter pour organiser la tonte sans stress et dans les clous.

  • Les horaires de base pour tondre : plages généralement admises en France les jours ouvrables, le samedi et le dimanche matin.
  • Une nouvelle règle depuis juin 2025 : interdiction de tondre entre 12 h et 16 h dans 23 départements, pour limiter le bruit et les effets de la chaleur.
  • Des variations locales selon la mairie, le préfet ou la copropriété : toujours vérifier les arrêtés en vigueur.
  • Des amendes possibles de 38 à 135 euros en cas de non-respect des horaires ou de tapage diurne répété.
  • Des alternatives plus silencieuses comme la tondeuse électrique ou le robot tondeur pour limiter les conflits de voisinage.

Horaires légaux pour tondre sa pelouse : les grands repères à connaître

Commençons par les repères que la plupart des communes retiennent encore pour encadrer le bruit des tondeuses. L’idée principale est de réserver la tonte aux moments de la journée où le voisinage est le plus actif, et d’éviter les premières heures du matin, la pause méridienne et la fin de soirée. En pratique, beaucoup d’arrêtés municipaux s’alignent sur un schéma proche de celui-ci : en jour ouvrable (du lundi au vendredi), la tonte est autorisée en général de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 19 h 30. Le samedi, la plage est un peu réduite, souvent de 9 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Pour le dimanche et les jours fériés, la fenêtre est beaucoup plus courte, classiquement de 10 h à 12 h seulement.

Ces horaires ne sortent pas de nulle part. Ils tentent de ménager les habitudes de vie de la majorité : permettre aux personnes qui travaillent la semaine de tondre le samedi après-midi, protéger le repos dominical en limitant le créneau possible, et préserver la soirée où les enfants dorment et où les fenêtres restent ouvertes en été. Le principe reste toujours le même : la tondeuse à moteur, surtout thermique, est rangée dans la catégorie des appareils bruyants soumis à la réglementation sur les nuisances sonores de voisinage, au même titre que les tronçonneuses ou les débroussailleuses.

Pour mieux visualiser ces repères, voici un tableau simplifié tel qu’on le retrouve souvent dans les arrêtés locaux. Il ne remplace jamais le texte officiel de votre commune, mais permet de comprendre l’esprit général des règles d’horaires de tonte.

Jour Plage horaire le matin Plage horaire l’après-midi / soir
Jour ouvrable (lundi à vendredi) 8 h 30 à 12 h 14 h à 19 h 30
Samedi 9 h à 12 h 15 h à 19 h
Dimanche et jours fériés 10 h à 12 h Souvent interdit

D’ailleurs, ces tranches horaires restent un bon repère tant qu’aucun arrêté particulier n’impose autre chose. Beaucoup de propriétaires se basent là-dessus pour organiser leur plage horaire de tonte, sans forcément vérifier chaque année les mises à jour locales. Pourtant, ce réflexe peut jouer des tours. Plusieurs communes resserrent encore davantage ces horaires, surtout dans les zones densément habitées ou touristiques. On voit apparaître, par exemple, des interdictions de tondre dès 18 h en semaine pour limiter les nuisances en soirée, ou des limitations au seul samedi matin pour les jardins proches des zones de loisirs.

Une précision importante : ces règles visent surtout les appareils de jardinage motorisés. Une tondeuse manuelle, actionnée uniquement par la poussée, reste généralement tolérée en dehors des plages officielles car elle génère très peu de bruit. En pratique, personne ne viendra vous reprocher quelques passages de tondeuse hélicoïdale à 20 h, tant que cela reste discret. La nuance est importante, notamment pour les petits jardins urbains qui se prêtent bien à ce type d’outil.

Pour sécuriser définitivement vos pratiques, le réflexe le plus sûr reste de consulter le site de la mairie ou de parcourir les arrêtés d’urbanisme affichés à l’entrée de la commune. Un passage rapide permet souvent d’éviter un conflit inutile avec le voisin du fond, qui lui a déjà lu les textes en détail. Cette base nationale donne le ton, mais ne dit pas tout, et c’est justement ce qui pose question avec la nouvelle réglementation de la mi-journée.

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Nouvelle réglementation depuis 2025 : interdiction de tondre entre 12 h et 16 h dans 23 départements

Depuis le 1er juin 2025, une mesure a surpris plus d’un jardinier : dans 23 départements français, la tonte de pelouse avec une tondeuse motorisée est désormais interdite entre 12 h et 16 h. Autrement dit, même si votre commune autorise encore officiellement la tonte entre 14 h et 19 h, cette nouvelle règle coupe la journée en deux. Cette restriction vise autant les particuliers que les professionnels, ce qui bouscule complètement l’organisation du travail des entreprises d’entretien de jardins.

La logique de cette évolution repose sur trois objectifs assumés. D’abord, limiter les nuisances sonores à l’heure de la sieste. Dans beaucoup de villages, la pause de la mi-journée reste un moment de repos, surtout en été. Ensuite, protéger la santé des utilisateurs. Passer la tondeuse en plein soleil, sur des sols déjà secs, augmente les risques de coup de chaud et de malaise. Enfin, réduire les émissions polluantes des tondeuses thermiques, particulièrement sollicitées pendant cette période de la journée où la chaleur favorise la formation d’ozone au niveau du sol.

Les départements concernés forment une sorte d’arc du sud et du centre de la France, souvent exposé aux pics de chaleur : Aveyron, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Drôme, Gard, Gers, Gironde, Hérault, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Haute-Vienne. Si votre jardin se trouve dans l’une de ces zones, la plage horaire effective pour tondre en journée se réduit donc au matin et à la fin d’après-midi.

Dans les faits, cela change beaucoup d’habitudes. Un exemple concret : Étienne, propriétaire d’un pavillon en Gironde, avait pris l’habitude de tondre le samedi entre 13 h 30 et 15 h pour profiter du reste de la journée. Avec cette nouvelle réglementation, ce créneau tombe désormais en plein dans la zone interdite. Il a dû s’adapter en déplaçant la tonte au samedi matin, quitte à se lever un peu plus tôt. Du côté des entreprises de paysage, les plannings ont aussi été revus : les chantiers de tonte se concentrent avant midi, l’après-midi étant utilisée pour d’autres tâches plus discrètes comme la plantation ou l’arrosage.

Beaucoup de particuliers ignorent encore cette évolution, ce qui explique le décalage entre les pratiques observées sur le terrain et le texte officiel. Les préfectures ont d’ailleurs indiqué qu’une phase de pédagogie serait privilégiée au départ. Autrement dit, les forces de l’ordre ou la police municipale commencent souvent par rappeler la règle plutôt que de verbaliser au premier faux pas. Mais avec le temps, une verbalisation plus systématique pourrait s’installer, surtout en cas de répétition ou de conflit avec les voisins.

Du coup, dans ces départements, la bonne manière de raisonner consiste à croiser les deux cadres : la règle nationale sur les horaires autorisés le matin et le soir, et cette interdiction de 12 h à 16 h. Le matin reste donc la période la plus simple pour tondre sereinement sa pelouse, en évitant le coup de chaud comme les remarques du voisinage. Cette nouvelle donne marque un tournant : la tonte n’est plus vue seulement comme une question de tranquillité, mais aussi comme un enjeu de santé et d’environnement.

Mairie, préfecture, copropriété : qui décide vraiment des horaires de tonte de pelouse ?

Entre les textes nationaux, les décisions préfectorales et les usages locaux, beaucoup de propriétaires se demandent qui, au juste, fixe les horaires pour tondre la pelouse. La vérité, c’est qu’il n’existe pas un seul texte magique qui s’applique partout. On se trouve plutôt face à une superposition de couches réglementaires, et c’est la plus restrictive qui l’emporte dans votre situation précise.

Au niveau national, le cadre concerne surtout la lutte contre le bruit de voisinage. Les tondeuses thermiques, turbines d’aspirateur de feuilles et autres engins de jardin sont assimilés à des sources de nuisances sonores, que la loi cherche à limiter. C’est ce qui justifie la distinction entre les activités bruyantes autorisées en journée et le « tapage diurne » qui, s’il devient répétitif ou excessif, peut être sanctionné, même si les horaires sont respectés. En clair, si vous passez la tondeuse tous les jours de 8 h 30 à 10 h, vos voisins peuvent tout à fait se plaindre.

Au-dessus, la préfecture peut prendre des arrêtés spécifiques, comme c’est le cas pour l’interdiction de tondre entre 12 h et 16 h dans les 23 départements évoqués plus haut. La préfecture peut aussi adapter les horaires en fonction des réalités locales : zones touristiques, climat, densité d’habitat. Ces arrêtés sont publiés sur le site de la préfecture et souvent relayés par les communes. Un jardinier qui intervient dans plusieurs départements doit donc jongler avec des règles différentes selon le lieu du chantier.

La mairie, ensuite, garde la main sur une bonne partie des détails. Un maire peut, par exemple, décider de réduire la plage du soir pour la tonte dans une commune pavillonnaire très dense, ou au contraire conserver des horaires assez larges dans une commune rurale où les maisons sont éloignées les unes des autres. Ce sont ces arrêtés municipaux qui précisent très concrètement les horaires, les jours autorisés (samedi après-midi, dimanche matin, jours fériés) et parfois les exceptions. Une visite sur le site de votre ville ou un appel au service urbanisme ou environnement permet souvent de lever le doute en quelques minutes.

Dernier étage, mais pas le moindre : le règlement de copropriété ou de lotissement. Dans certains ensembles résidentiels, les règles sont encore plus resserrées que celles de la commune. On peut y trouver, par exemple, une interdiction totale de tonte le dimanche, y compris le matin, ou une limitation stricte du bruit le samedi après-midi. Ce règlement s’impose aux copropriétaires, même si la mairie autorise plus largement. Beaucoup de désaccords entre voisins naissent justement de cette confusion entre ce que la mairie autorise et ce que la copropriété encadre.

Pour les lecteurs qui souhaitent creuser le sujet ou obtenir un appui juridique plus précis, des ressources spécialisées existent. Le site Graines d’Or détaille par exemple d’autres aspects pratiques de l’entretien du jardin, comme la taille des haies ou l’implantation d’un abri, sujets qui obéissent eux aussi à un mélange de règles nationales et locales. Cette vision d’ensemble aide à comprendre que la tonte n’est qu’un maillon d’un cadre plus large d’urbanisme et de vie en collectivité.

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En résumé, lorsqu’il s’agit d’horaires de tonte, le bon réflexe n’est pas de demander « que dit la loi ? » au singulier, mais « quels textes s’appliquent chez moi ? ». Le jour où un voisin vous interpelle sur la tondeuse un samedi à 18 h, vous saurez ainsi sur quoi vous appuyer, ou au contraire à quel moment reconnaître que vous êtes hors créneau.

Amendes, plaintes et bon voisinage : ce que vous risquez si vous tondez hors horaires

Beaucoup de jardiniers se disent que tondre un peu hors plage horaire autorisée ne porte pas à conséquence. Pourtant, la réglementation prévoit bien des sanctions, même si, dans la pratique, tout ne se termine pas systématiquement par un procès-verbal. En cas de non-respect des horaires de tonte ou de nuisances sonores répétées, les contrevenants s’exposent à des amendes allant de 38 à 135 euros. Les montants varient selon le type d’infraction, la bonne foi de la personne et le contexte (plainte simple ou conflit déjà bien installé).

Dans le scénario classique, tout commence rarement par un contrôle de police tombé du ciel. La plupart du temps, c’est un voisin excédé qui signale le problème, soit directement, soit auprès de la mairie ou de la police municipale. Quand un occupant tond systématiquement en dehors des créneaux autorisés, par exemple le dimanche en fin d’après-midi ou tous les soirs après 20 h, la patience du voisinage a tendance à s’user assez vite. Et si plusieurs riverains se plaignent en même temps, les autorités se déplacent plus facilement.

La première étape reste souvent la discussion. Un agent municipal, un gardien d’immeuble ou un représentant du syndic prévient le propriétaire et rappelle les horaires à respecter. Beaucoup de situations se règlent à ce stade, quand la personne en cause découvre qu’elle n’était pas dans son droit. La pédagogie reste la voie privilégiée, surtout depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles de mi-journée, encore mal connues. Un simple changement de créneau de tonte, ou l’achat d’une tondeuse moins bruyante, suffit souvent à apaiser les tensions.

Lorsque les rappels ne suffisent pas, les choses se durcissent. La police municipale ou les gendarmes peuvent dresser un procès-verbal pour tapage diurne, même en plein après-midi, si le bruit est jugé excessif ou non conforme aux horaires de tonte autorisés. Le barème d’amende, entre 38 et 135 euros, n’a rien d’anecdotique si l’infraction se répète. Dans les cas extrêmes, un conflit de voisinage peut même se transformer en dossier plus lourd, avec expertise acoustique et intervention d’un juge, mais on en arrive là surtout si d’autres nuisances se cumulent.

Reste une dimension souvent oubliée : le simple bon sens relationnel. Tondre juste au début d’un match projeté sur grand écran par le voisin, ou pendant la réception d’un anniversaire d’enfants à côté, n’a rien d’illégal si vous êtes dans la bonne plage horaire, mais crée un climat désagréable. À l’inverse, prévenir à l’avance d’une tonte un peu longue, ou ajuster volontairement la fréquence en pleine période de canicule, montre que l’on prend en compte la vie du quartier. Ce type de geste évite bien plus de problèmes que la seule lecture des textes.

Concrètement, un bon compromis consiste à se fixer une stratégie simple : tondre en début de matinée ou en fin d’après-midi, sur un créneau annoncé, et éviter les changements d’horaire incessants qui surprennent les voisins. Un planning régulier, intégré au rythme du quartier, a bien plus de chances d’être accepté, même s’il occupe assez largement les jours ouvrables et une partie du week-end. Finalement, le respect de la réglementation pose surtout un cadre, mais la qualité du voisinage se joue dans les détails du quotidien.

Tondeuse thermique, électrique ou robot : impact sur le bruit et les horaires de tonte

Le type de matériel utilisé pèse beaucoup dans la perception des nuisances sonores. Une tondeuse thermique, avec son moteur à explosion, ne joue pas du tout dans la même catégorie qu’un robot tondeur silencieux qui glisse sur la pelouse. Pourtant, la réglementation actuelle ne fait pas encore de distinction aussi nette dans les textes, même si certaines mesures, comme l’interdiction de 12 h à 16 h dans les 23 départements, visent en priorité les modèles les plus bruyants et polluants.

Dans la pratique, une tondeuse électrique filaire ou à batterie reste généralement moins bruyante qu’une thermique. Son ronronnement est plus continu et moins agressif pour l’oreille. Du coup, les conflits de voisinage surviennent plus rarement avec ce type de matériel, même si les horaires de base continuent de s’appliquer. L’argument tient surtout dans la répétition : un voisin tolérera plus facilement une heure de petite tondeuse à batterie qu’une demi-heure de gros moteur thermique, surtout le samedi après-midi.

Les robots tondeuses occupent un cas à part. Grâce à leur motorisation électrique et à leur lame discrète, ils génèrent un niveau de bruit très faible, au point que certains fabricants mettent en avant la possibilité de les faire fonctionner presque en continu. Dans beaucoup de communes, les nouvelles interdictions de mi-journée ne visent d’ailleurs pas explicitement ces robots, qui échappent encore à certains arrêtés. C’est une des raisons de leur succès dans les zones urbaines et périurbaines, où les jardins sont petits mais nombreux.

Pour autant, utiliser un robot tondeur à 5 h du matin ou à minuit dans un lotissement très calme ne serait pas forcément bien perçu, même si le niveau sonore reste faible. Le droit au repos ne se résume pas à des décibels mesurés : entendre un cliquetis régulier sous sa fenêtre à l’aube peut lui aussi agacer. Là encore, adopter des réglages compatibles avec la vie du quartier reste la meilleure option, par exemple en programmant le robot en fin de matinée ou en début d’après-midi, dans les périodes les plus actives de la maison.

Cette question du matériel prend encore plus de poids avec les discussions autour d’un possible recul des tondeuses thermiques dans les années qui viennent. Certains experts évoquent déjà un futur bannissement progressif de ces modèles dans les zones résidentielles, au profit d’équipements électriques et de solutions de gestion plus « douce » de la pelouse, laissant par exemple des zones enherbées plus hautes pour la biodiversité. Ceux qui anticipent ces évolutions, en changeant de tondeuse ou en ajustant la fréquence de coupe, se retrouvent souvent plus tranquilles avec leurs voisins.

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Pour les jardiniers qui cherchent à choisir ou renouveler leur matériel, des ressources spécialisées existent, que ce soit via des guides en ligne ou des blogs de jardinage comme ce site consacré à l’aménagement extérieur. Entre tondeuse hélicoïdale pour mini-jardin, robot autonome pour grand terrain régulier et modèle à batterie pour les intermédiaires, chaque solution a ses contraintes et son niveau sonore propre. En faire un critère à part entière dans l’achat permet souvent d’éviter plus tard de se battre sur les horaires.

En fin de compte, si vous ne deviez retenir qu’un principe sur le lien entre matériel et réglementation, ce serait celui-ci : moins la tondeuse fait de bruit, plus il est facile de vivre en bonne intelligence avec ses voisins, même en restant dans les mêmes créneaux horaires officiels.

Bien organiser la tonte de la pelouse : horaires, météo, voisins et santé

Au-delà des textes, bien vivre la tonte de la pelouse passe par une organisation qui tient compte à la fois des contraintes d’horaires, du climat et du rythme de votre foyer. L’idée n’est pas de transformer chaque passage de tondeuse en casse-tête administratif, mais de se donner des repères simples, un peu comme on le fait pour l’arrosage ou la taille des haies. Une pelouse tondue régulièrement, au bon moment de la journée et à la bonne hauteur, gêne beaucoup moins qu’un gazon scalpé trop rarement en plein milieu du week-end.

Premier critère, la météo. Avec les épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, tondre tôt le matin ou en toute fin d’après-midi n’est pas seulement une question de réglementation. C’est aussi plus confortable pour la personne qui pousse la tondeuse et moins stressant pour le gazon. Une herbe coupée en plein cagnard, surtout si le sol est sec, jaunit rapidement et demande plus d’arrosage ensuite. En calant la tonte sur les heures fraîches, on ménage à la fois sa santé et celle du jardin.

Deuxième critère, la fréquence de tonte. Un gazon coupé un peu plus souvent, mais sur une hauteur réduite, produit moins de déchets et demande des sessions plus courtes. Or, une tonte de 20 à 30 minutes rentre mieux dans les fenêtres autorisées que deux heures de moteur à plein régime un samedi après-midi. Sur un terrain de taille moyenne, viser une tonte tous les 7 à 10 jours au printemps, puis tous les 15 jours en été, permet souvent de rester dans un équilibre acceptable pour tout le monde.

Troisième critère, la communication. Prévenir un voisin direct lorsqu’on sait qu’une session de tonte sera plus longue que d’habitude (réfection de bordures, ramassage de feuilles en plus, nettoyage de la tondeuse) peut désamorcer une gêne. Ce simple message, glissé par-dessus la clôture ou via un SMS, montre que l’on a conscience du bruit généré. Cette attitude vaut particulièrement pendant les périodes sensibles comme les ponts de mai, les vacances d’été ou certains jours fériés où chacun espère un peu de calme.

Pour vous aider à construire votre propre routine, voici une petite liste de repères concrets, à adapter selon votre région et votre type de gazon :

  • Choisir un créneau fixe pour la tonte, par exemple le samedi matin entre 9 h et 10 h 30, en restant dans les horaires autorisés.
  • Surveiller la météo et déplacer la tonte la veille ou le lendemain en cas de canicule annoncée ou d’orage violent.
  • Entretenir la tondeuse pour réduire le bruit inutile : lame bien affûtée, moteur réglé, carter propre.
  • Limiter les coupes très rases qui fragilisent le gazon, demandent plus d’arrosage et allongent la durée de tonte.
  • Échanger avec le voisinage si plusieurs jardins se jouxtent, afin d’éviter que tout le monde ne tonde en même temps sur une journée déjà chargée en bruit.

Enfin, un point que l’on oublie souvent : la tonte peut rester un moment agréable si elle n’est pas perçue comme une corvée subie. En choisissant du matériel adapté, en respectant les jours ouvrables et les créneaux fixés par la commune, et en glissant ce geste dans votre semaine comme une habitude bien calée, vous réduisez le risque de tension avec les voisins tout en gardant un jardin soigné. Le jardin apprend la patience, mais aussi le respect du rythme des autres. C’est sans doute la meilleure boussole possible pour naviguer entre réglementation et plaisir de tondre.

Peut-on tondre sa pelouse le dimanche après-midi si la mairie ne précise rien ?

Même si certains pensent que l’absence de texte local laisse la liberté totale, la plupart des communes et la réglementation nationale considèrent le dimanche après-midi comme une période à protéger. En pratique, la tonte est généralement limitée au créneau du matin, autour de 10 h à 12 h. Si votre mairie ne publie aucun horaire précis, mieux vaut rester sur ce repère et éviter la tondeuse le dimanche après-midi pour ne pas risquer de plainte pour tapage diurne.

Que risque-t-on en cas de non-respect répété des horaires de tonte ?

En cas de non-respect répété des horaires ou de nuisances sonores importantes, vous pouvez être sanctionné par une amende de 38 à 135 euros, selon la gravité et la répétition des faits. La procédure commence souvent par un rappel à l’ordre ou un avertissement, mais si les plaintes de voisinage se multiplient, la police municipale ou la gendarmerie peut dresser un procès-verbal pour tapage diurne.

Les robots tondeuses sont-ils soumis aux mêmes horaires que les tondeuses classiques ?

Les robots tondeuses, beaucoup plus silencieux que les modèles thermiques, ne sont pas toujours mentionnés explicitement dans les arrêtés. Cependant, le droit au repos s’applique aussi, et leur usage en pleine nuit ou très tôt le matin peut être mal vécu. Mieux vaut programmer le robot dans les plages de vie courante, en journée, même si le niveau sonore reste faible.

Comment vérifier les horaires de tonte autorisés dans sa commune ?

Le plus simple est de consulter le site internet de votre mairie, la rubrique bruit ou urbanisme, où les arrêtés municipaux sont souvent publiés. Vous pouvez aussi appeler l’accueil de la mairie ou passer en mairie pour demander le texte en vigueur. En cas de doute, vérifiez également les décisions de la préfecture de votre département, notamment après 2025 pour les interdictions de tonte entre 12 h et 16 h dans certains territoires.

La tondeuse manuelle est-elle concernée par la réglementation sur le bruit ?

Une tondeuse manuelle, sans moteur, produit très peu de bruit et n’est généralement pas visée par les arrêtés sur les engins de jardin motorisés. Elle reste toutefois soumise à la notion de nuisances sonores en cas d’abus, mais dans les faits, son usage discret pose rarement problème. C’est une option intéressante pour les petits jardins urbains où les horaires de tonte sont très encadrés.

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